Se faire brutalement, désagréablement éconduire
Origine: Les Grecs avaient autrefois une réputation affirmée de pédérastie. Alors, quand on propose à quelqu’un d’aller chez eux, c’est parce qu’on veut rapidement s’en débarrasser et qu’on lui souhaite bien du plaisir une fois arrivé là-bas.
A noter qu’il existe des variantes, dont « se faire empapaouter » que l’on comprend aujourd’hui comme se faire, enfin, je pense que tout le monde voit où je veux en venir!
(source: expressio.fr)
Ouais et pour en arriver où?
Je plante le décor :
Le chauffeur de taxi
Jeudi 18 novembre 2010, Evripidou St. N° 30, Athènes, environ 19h, autant dire pas le rush dans un pays où c’est encore l’heure de la sieste. Trois jeunes femmes affamées (et surtout feignasses) en quête d’un moyen rapide d’arriver à la taverne la plus proche, en vue d’y gober un gyros, au poulet, de préférence… (pour ne pas à avoir à entamer l’Imodium prématurément)
Là faut savoir que ça fonctionne comme aux States, à la Sex and the city, en bien moins glamour cette fois-ci, mais tu dois risquer ta vie, en équilibre sur la route, pour héler un taxi.
Ledit taxi s’arrête et baisse la vitre. Tu repenses à ton air con dans ta bagnole avec ta méthode Assimil et tu te lances. Il comprend ! Impec.
Mais là, il redémarre ! Eh oui ! A savoir que le chauffeur de taxi non intéressé te répond d’un « tzzz » qu’il serait bon d’imager, mais avouez que c’est difficile via un blog !
Venez encore vous plaindre de nos taxis parisiens parce qu’ils baragouinent le franglais… Bah bah.
La vendeuse
Vendredi 19 novembre, Ermou St n° inconnu, environ 18h (après une séance shopping déjà bien remplie), je trouve LES bottes, enfin plus exactement la botte. Ben oui, tu peux être tranquille, y’à pas la deuxième… Bref, pas envie de tenter mon grec Assimil encore une fois, je cherche, un moment, un bon moment. Rien. Je vais faire la queue. Ils trouveront bien la deuxième ! Enfin mon tour, je tends la botte. Elle me parle en Grec. Je suppose qu’elle me demande la deuxième. Je lui réponds en anglais que je ne l’ai pas trouvée.
Elle me répond « ben retournez la chercher » ! J’ai tourné ma langue sept fois dans la bouche avant de me la mordre (comme me l’a appris ma mère dès mon plus jeune âge) et j’ai fermé ma gueule, même là, j’ajouterai rien. C’est dire si ça fonctionne la méthode Coué.
L’homme
Avant de partir, les amis taquinent lourdement. Ben oui les Grecs sont homo, tu sais Mikonos, bla bla, bla.
Rien à secouer, tu comptes bien te faire plaisir avec ou sans bonzomme !
Il n’empêche, y en a. Comme partout. Y a les mêmes têtards qu’en France et que partout où t’as pu voyager. La têtardise c’est worldwide.
Mercredi 17 novembre, Sofokleous St. N° inconnu, 21h, à l’apéro ! Seules puisque c’est pas l’heure en Grèce. Et pi en vlà quelques uns…
J’te passe les détails, numéro de charme intégral, limite un sirtaki, le grand numéro, les cocktails, bref, il rame. Aller, il a bien mérité un n° de tél nan ? Zou, c’est gagné !
Et rien…
La radio
Parce que depuis que t’es descendue de la titine à l’aéroport, tu n’as écouté que les chansons qui devraient être fournies avec corde sur ton ipod… (Encore bien inspirée ce jour là)
Tu arrives dans ton appart en plein centre d’Athènes, tu pousses le fameux ON, et là, Christophe Maé qui braille. Bien entendu la même merde que chez nous. C’en est définitivement trop ! J’aurais préféré un bon vieux Zorba.
Alors oui ce ne sont que quelques anecdotes de nos folles vacances et je ne fais en aucun cas une généralité ! On a rencontré des Grecs très très sympa et des chauffeurs de taxi adorables.
Tout ceci aurait pu se produire dans n’importe quelle grande ville européenne mais j’avoue qu’on en a cumulé pas mal en quelques jours d’où ce ptit «Thanks for sharing … »
Que c’est bon d’être à la maiz!
Posté par Oh my doll le 25 novembre 2010 | Ailleurs, Craquages
Tags :: athènes, grèce, grecs, politesse, taxi, vendeuse